Mercredi 24 mai 2017

Le mépris des faibles… (2 Samuel 5,1-12)


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Voilà David en route vers la ville dont il veut faire sa capitale: Jérusalem. Mais les habitants de la ville (les Jébusites) refusent d’ouvrir leur ville à ce roi qui n’est pas leur roi. Tous les habitants font de la résistance, même les aveugles et les boiteux. Pourquoi mentionner là les aveugles et les boiteux? C’est une énigme, et beaucoup d’explications différentes ont été données à leur présence dans ce passage. C’est probablement pour évoquer une mobilisation vraiment générale contre David. Et David traite ses ennemis par le mépris, surtout les plus faibles d’entre eux. Depuis plusieurs jours, nous avons cherché dans chaque texte la trace d’une humanité positive, sincère. Ici, nous ne trouvons que le mépris. Que c’est attristant! C’est que nous sommes en face d’une réalité bien concrète: le mépris est un sentiment humain trop souvent présent. On se croit tellement fort… Ce que la résistance des Jébusites nous apprend, c’est que toute faiblesse peut être enrôlée dans un combat de dignité. A la fin, les Jébusites ont bien dû laisser leur ville au nouveau roi, David. C’est vrai. Mais ils nous laissent cette présence grave et noble sur les murailles de leur honneur.

Anne-Lise Nerfin

Prière: Seigneur, tends l’oreille, réponds-moi, car je suis pauvre et malheureux. Donne-moi ta force, sauve-moi. Alors les autres verront que tu m’aides et me consoles. (Psaume 86)  

Référence biblique : 2 Samuel 5, 1 - 12

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